Chroniques de Seeya

La Nakala Corp. charge le chroniqueur Tasogare No Bakemono d'exposer les recensements historiques et scientifiques de la planète.
 
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 [En cours] Texte: Death, dieu de la mort.

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Tasogare No Bakemono
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MessageSujet: [En cours] Texte: Death, dieu de la mort.   Ven 11 Juil - 21:43

Death, dieu de la mort.
(cf. Article Death.)


I) Death, immortel.
(Note: Death ayant oublié son vrai prénom le jour ou il décida de confier son histoire, nous n’avons pas la possibilité de retranscrire les dialogues dans lesquels il est impliqué au long de ce chapitre.)


Death naquit dans une maison fermière et y passa sept ou huit années. Son frère, de deux ans son ainé, se faisait un plaisir de l’esclavager. Un jour, le petit Death chuta d’un arbre et se retrouva hôte forcé d’un fragment de silex. Affolé par ce gêneur entravant sa main gauche, il fila à la rencontre de sa mère, une jeune femme qui s’occupait de ses deux fils et de son mari. Le petit enfant aux cheveux brun mi-longs lui tombant sur le visage lui redonna le sourire que son labeur lui avait arraché. Son fils lui présenta sa blessure, la mère s’écroula, évanouie. La plaie n’était pas plaie, comme si le corps s’était volontairement écarté pour laisser rentrer le caillou, sans subir le moindre dégât.
Death tenta quelques instants de réveiller sa mère. Elle pouvait bien attendre pour s’endormir, il avait un problème, lui. Elle se ressaisit et le prévint qu’elle allait retirer la pierre, ce qui devrait lui faire un petit peu mal. Mais Death ne connaissait pas la douleur. Il ne broncha pas. En quelques secondes la crevasse cutanée se referma, sans la moindre cicatrice ou simple trace de la mésaventure.
La nuit tombée, le père exténué par son travail dans les champs eu beaucoup de mal à croire sa femme. Il demanda grâce et fila au lit.
Le lendemain, avant de partir travailler, il demanda à son fils de lui expliquer sa mésaventure. Mais le petit pensait qu’il était de la nature d’un homme de se régénérer en quelques secondes.
Quelques jours plus tard, le frère, ayant rencontré un garçon un peu plus âgé avec lequel il s’était lié d’amitié, proposa à Death de venir s’amuser avec eux. Un fois en compagnie de son frère et de son nouvel ami, les deux grands le jetèrent dans un tas de verre brisé. Death, intact mais mécontent de l’acte vint faire ses réclamations aux deux bourreaux. Le jeune téméraire n’avait pour public que deux garçons abasourdis par la scène. Le plus grand des deux, l’étranger, sorti un couteau de sa ceinture et en criant « Monstre ! » le planta dans les poumons du plus petit. Ce dernier, de plus en plus énervé, se saisit de la poignée du couteau qui jaillissait béante de son torse. Et donna un coup de taille hasardeux vers le haut. Il trancha la gorge du propriétaire de l’arme. Le frère s’écroula, tétanisé, et tenta de s’enfuir, mais déjà Death rentrait en pleurant voir leur mère. Cette dernière le découvrit couvert de sang, dans des habits tout déchirés.
Le frère revint quelques minutes plus tard et commença à crier la culpabilité du jeune meurtrier. Mais ce dernier fut vite las de ces accusations et se jeta sur son frère. Les deux jeunes s’étreignirent de haine pendant quelques minutes sous les menaces de la mère. Puis le frère de Death ressorti le couteau qu’il avait eu l’occasion de récupérer et le planta dans la jambe de son frère réputé immortel. Horreur absolu, le couteau se ficha net et le sang jailli, sensation insupportable, Death découvrait la douleur. C’est ce moment que choisi le père pour arriver, alerté par les cris. Il les sépara, la mère pansa le blessé, et les deux furent enfermés dans leur chambre.
Death, comprenant que son frère était surement un des seuls à pouvoir lui infliger la souffrance, préféra fuir le foyer familial.
En quelques jours il découvrit qu’il était aussi bien insensible aux coups qu’à la faim, ce qui ne l’empêchait pas d’aimer manger et de détester se faire battre, conventions dues à l’éducation.
C’est ainsi que pendant près de quatre ans il mit à l’épreuve ses compétences de voleur en errant de villes en villes.
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Tasogare No Bakemono
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MessageSujet: Re: [En cours] Texte: Death, dieu de la mort.   Lun 13 Oct - 20:25

II) Death, Néo-Assassin.

1) Rencontre

Le jeune voleur eu de nombreuses occasions de mettre sa dextérité et ses jambes à l’épreuve, mais insensibles aux coups et à la faim il n’apprit pas l’humilité. Il se dressait fièrement face à celui qui allait le rouer de coups.
C’est ainsi qu’un jour, tenté par un pain, il s’approcha de l’étale du boulanger et vit alors une démarche, des vêtements et une voix qui lui était inconnu. Un étranger était ici. Il allait le dépouiller.
Lorsque le nouveau venu était occupé à marchander avec le boucher, Death expérimenta sa dextérité et sa discrétion en approchant sa proie par l’arrière. Il se plaça juste derrière, dans le même axe et lança doucement sa main droite en avant, vers la bourse de l’étranger encapuchonné.
Quand sa main dépassa le présumé fessier de la cible, celle-ci s’en alla, elle quitta l’étale pour rejoindre une autre arborant de la viande, il se mit à discuter avec le vendeur. Ce dernier ne cessa de lui proposer ceci ou cela, ravi d’avoir un client potentiel.
Death, lui, observait l’étranger, un ton humble mais froid, des bottes courtes de cuir, et une grande cape sombre de tissu qui couvrait tout son corps et empêchait de distinguer les formes de l’être. La cape se continuait d’un capuchon conique et exagérément long qui cachait le visage avant de se plier mourant sur le dos de l’homme. Mais était-ce vraiment un Homme ? Death était un Homme de sang pur, mais il sentait que cet être avait un sang différent …
Plongé dans ses réflexions il ne vit pas que le mystérieux individu changeait à nouveau d’étale. Une étale de ceinturons. Une nouvelle fois la sombre cape se fendit en son devant pour laisser jaillir la main gantée de cuir de l’étranger. Death tenta à nouveau de s’approcher discrètement, entreprit la même manœuvre … et réussi à arracher la bourse de l’anneau cousu dans la cape.
Mais après deux centimètres parcourus par sa main droite sur le chemin du retour, la main opposée du dépouillé attrapa fermement celle du voleur, puis la main droite, fusa vers la tête de Death. Ce dernier n’esquiva pas. Projeté à un bon mètre par cette force féline, le jeune immortel se releva, furieux et téméraire, se plaça devant sa proie rebelle et dit :

« Eh ! Ca va pas de frapper les gens comme ça ? »

Mais le personnage visé continua à examiner les ceinturons, sous l’œil interloqué du vendeur. Death fit jaillir un coutelas de son dos vers sa main droite et, lame vers l’extérieur, le brandit au dessus de sa tête et fonça vers l’individu.
Ce dernier, visiblement penné de ne pouvoir commercer tranquille, posa la bourse qu’il avait habilement récupéré sur la table et se retourna. Au moment ou Death allait frapper, le félin humanoïde bondit sur la droite de Death, sa main droite frappant du tranchant le poignet fébrile et récupérant le coutelas abandonné par les doigts relâchés. Et pendant que la main gauche penchait la tête du jeune fou en avant, exposant sa nuque, la main droite décrivit un arc de cercle, faisant pivoter l’arme pour venir la ficher, avec un bruit mat, dans la nuque de l’enfant.
Death s’écroula pendant que son assassin reprenait tranquillement son examen de son potentiel achat. Mais c’était sans compter l’immortalité de l’enfant, qui se releva exaspéré et hurla :
« Mais vous êtes pas bien vous ! On n’assassine pas les gens comme ça ! »
L’étranger fit enfin un signe d’étonnement, se disant qu’il perdait la main, ratant le point vital. Death fonça à nouveau, tenant le couteau des deux mains, pointe en avant, à la hauteur de son nombril. A nouveau la scène tourna au désavantage du moins expérimenté, l’étranger se glissa sur sa gauche et d’un coup de genou bien placé fit sauter le couteau des mains pourtant bien serrées. Death leva les yeux, suivant le trajet de l’arme, mais déjà la main droite de l’adversaire avait saisi le couteau, pointe vers l’intérieur. La main perdit un peu d’altitude et fonça se loger dans l’estomac ennemi.
Mais cette fois, l’habile étranger ne se désintéressa pas de son opposé. Et il ne fut plus surprit quand il vit le jeune brigand se relever et lui hurler :
« Vous allez arrêter de me tuer, oui ?! »
Un sourire se dessina sur l’indéchiffrable visage du vagabond. Puis il tendit la main devant le visage de Death. Flou, sommeil.
Death s’écroula.
L’immortel se réveilla, ligoté à un poteau. Une vieille grange abandonnée se dessinait autour de lui. Où était-il ? Ses membres étaient habilement ficelés, de façon souple mais impossible à défaire depuis l’intérieur même du piège. Finissant par remarquer le vagabond en face de lui, il se prit à tenter de s’en faire un ami. Le temps qu’il le fasse sortir.
Death demanda, la bouche pâteuse, combien de temps avait duré son sommeil. L’étranger lui répondit en marmonnant dans son capuchon plus baissé que jamais :

« -Tu as dormi pendant trois heures.
-TROIS ANS ?! Hurla Death, encore peu éveillé.
-J’ai dit, tu as dormi pendant trois heures. » Répondit son interlocuteur, de façon plus intelligible.
Voyant que le jeune effronté semblait plus calme que le matin au marché, il proposa de lui enlever les liens. Death accepta.

« -Alors … ? Pourquoi vous m’avez enlevé ?
-D’où te vient cette habileté à ne jamais mourir ?
-Don héréditaire. » En effet, Death, au fil des camarades mourants avait saisi que sa faculté de régénération était particulière.

L’étranger ne sembla pas satisfait de cette réponse, toujours debout en face du jeune immortel, ce dernier assis en tailleur devant un des piliers retenant le toit de la vieille grange. Il dégaina alors un poignard qui avait la beauté d’être conçu pour l’utile et non pour l’œil. En effet ce poignard se formait d’une poignée de douze centimètres de long sur deux de large, tressée de cuir noir, une garde totalement cylindrique s’enchainant avec une double lame effilée s’étirant parallèlement sur une quinzaine de centimètre avant de s’arrondir sur les trois centimètres restants pour se rejoindre en une pointe d’un angle de 30°. Ce poignard créé dans l’optique d’être manié rapidement, de voler entre les doigts de l’assassin alla se planter dans le poumon gauche de Death. Ce acte criminel accompli, le coupable dit à la victime:
« -Ce couteau est désormais tien. En t’offrant cette arme je t’offre mon enseignement. L’accepteras-tu ? »
Le jeune immortel tituba mentalement sous les mots prononcés avec une énorme détermination puis finit par répondre, se saisissant de l’arme qui comme par le passé jaillissait de sa poitrine et la lançant vers son ancien propriétaire:
« Vous allez arrêter de me planter ?! »
Mais le maitre avait analysé le déplacement de l’arme et, d’un mouvement de doigt précis, avait fait pivoter le manche autour de sa main avant de le renvoyer dans le pilier, 10cm au dessus de la tête de Death. A nouveau ce dernier était abasourdi. Comment avait-il réalisé cette prouesse ? Il réfléchit quelques minutes, temps que lui accorda le maitre, conscient de la réflexion de celui qu’il savait être son futur élève. Death finit par répondre:

« -Je ne connais rien de vous, comment pourrais-je me mettre sous l’enseignement d’un inconnu…? »

Il se garda bien d’ajouter le « Aussi doué soit-il » qui lui traversa l’esprit. Le futur maitre ne paru pas surpris, encore une fois aucune émotion n’était déchiffrable sur son visage de pierre. Il se contenta de commencer:

« Très bien… alors je m’appelle Shiroï Saru, je suis un Assassin de race pure issu du village de Trias, j’ai accompli des centaines de missions au long de quinze ans. Je suis maintenant à la recherche d’un élève pour transmettre mes compétences. » Il hésita avant d’ ajouter; « Je n’ai jamais prêté allégeance ni appartenu à aucun groupe. »

Death, peu timide, lui répondit par sa propre présentation:

« -Humain de sang pur, j’ai quitté ma famille il y a maintenant presque quatre ans, je suis super fort au couteau, très agile, discret,…
-Très humble aussi, non ? Quel est ton nom ?
-Je l’ai oublié.
-Comment t’appellent les autres de ta race ?
-Garnement, mioche, gamin,… et d’autres plus grossiers.
-Comment te nommerais-tu si tu avais à le faire ?
-Je … » Cette fois, l’immortel semblait pris au dépourvu. On lui offrait d’avoir un nom, de laisser une trace dans le présent. Il enchaina tout de même, après s‘être mis debout:

« -Je prendrais le nom de la Mort, la Mort personnifiée.
-Car telle la mort tu t’abats sans prévenir et sans jamais rendre ceux que tu emporte ? Car telle la mort tu est insaisissable et inlassable ?
-Nan, juste parce que c’est une belle comparaison. Mais de toute façon, je ne nommerais pas « la mort », du moins pas dans cette langue car le mot ne me plait pas. »
L’Assassin parut réfléchir un instant puis lui sortit une liste de traduction de « la mort »:

« - Shi, muerte, death,… » Mais l’immortel l’interrompis avant qu’il ne puisse continuer:

« -Death … la mort personnifiée. Death, l’être qui jamais ne meure et ôte la vie de tous ses adversaires …
-Tous ?
-Tous » Répondit Death avec foi.

« -Alors tel sera ton nom. Death, accepteras-tu mon enseignement ? Je ferais de toi un Néo-Assassin, tu sauras abattre tout adversaire par l’avantage de ta souplesse et de ta vitesse. Tu saura ôter la vie d’un roi sans ôter le sommeil de ses gardes. Mais cet enseignement n’est pas à prendre à la légère, pendant 5 ans tu seras mien, quel que soit mon ordre tu devras obéir, quel que soit ta tache tu devras l’accomplir. Après ces cinq longues années, tu devras passer un test, le réussir te libérera de tout devoir envers moi, y échouer t’enchaineras à nouveau pour cinq ans.
-J’accepte. » L’échange s’était sur un ton formel tel que une fois les derniers mots prononcés ils restèrent à se dévisager quelques secondes.

Après ce répit pour chacun, l’Assassin lui fit comprendre que son entrainement commençait maintenant, et ici. Ils allaient avant tout apprendre comment chacun se battait, cernant l’autre par sa façon d’utiliser son corps au combat.
Ce fut Death qui s’élança le premier, après un pas dans la direction de son maitre, le couteau qui lui avait été offert se logea dans sa gorge, son maitre prononça un ironique « Ceci t’appartient désormais » avant de se fondre entre les battants de la porte de la grange.
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MessageSujet: Re: [En cours] Texte: Death, dieu de la mort.   Lun 13 Oct - 20:26

2) Affrontement

Death, projeté au sol sous le coup, se précipita, imaginant une course poursuite qui avait mal commencé pour lui. En poussant les deux battants de la grange, se demandant comment son maitre avait pu s’y glisser, il comprit que le crépuscule avait commencé, il devait se dépêcher de retrouver son adversaire ou l’affronter sur son domaine. Il fit quelques pas et vit son maitre qui l’attendait dans une ruelle qui n’offrait aucune sortie sur les cotés, seulement la grange derrière l‘élève, et une porte derrière le maitre. Ce dernier prononça:

« -Nous nous battrons ici, quelle arme veux tu avoir ?
-Ce couteau et mon corps » Dit-il en maniant l’arme offerte par son interlocuteur.
« -Très bien. Je ne possède que mon corps, aussi, il sera ma seule arme.
-Vous inquiétez pas, je vais me retenir. »

Aussitôt ces mots dits, Death couru vers l’Assassin, son bras droit en retrait enfermant, lame vers l’extérieur, le coutelas. Son maitre ne bougea pas et lorsque le coude droit de Death se rigidifia en un angle de 120° et alla rejoindre son bras gauche, ce dernier se contenta de se pencher en arrière pour esquiver l’attaque. Mais l’attaque de Death offrait tant d’ouvertures qu’il ne put s’empêcher de se laisser tomber en arrière, mettre ses mains sous sa tête, et basculer dans un flip arrière dont le mouvement de jambe bouscula Death qui s’écroula lourdement sur le sol tandis que son maitre se relevait de sa périlleuse action, le sourire aux lèvres.
Death se releva, ne se rendant pas compte que son maitre lui laissait un répit qu’il ne retrouverait jamais face à un ennemi. Une fois debout il émit un grognement et fit un saut en arrière pour s’éloigner de sa cible. Le maitre s’éloigna lui aussi tranquillement, les deux adversaires se remirent chacun à un bout de la ruelle, prêts pour un nouvel échange. Le moment de celui-ci venu, Death fonça de la même manière sur son maitre, ce dernier savait que quelque chose avait changé dans la stratégie d’attaque de l’immortel. Il comprit quand ce dernier arrivait au milieu de l’écart entre eux: Le couteau était un leurre. L’Assassin se déplaça si rapidement que l’œil de Death n’eu pas le temps d’obtenir une image entre le moment où le maitre restait immobile et le moment où il se retrouvait à deux pas de lui. Deux pas qu’il avala avant que son nerf optique ne soit parcouru par le signal électrique qui devait l’avertir du danger de la situation. Death se retrouva alors corps à corps avec son maitre, ce dernier bascula à nouveau en arrière pendant que l’immortel propulsait son bras droit pour un coup de couteau. Mais le maitre avait lui aussi adapté sa stratégie, et le coup qui devait le blesser pendant son mouvement fut stopper d’un violent coup de pied dans l’avant-bras. Ce coup fit écarter les doigts de Death, qui lâcha son précieux avantage. Le combat allait se terminer au corps à corps, sa spécialité. Mais Death ne connaissait pas encore le sens du nom « Shiroï Saru », il plaça son pied droit en arrière pour jeter son poing gauche vers le visage de son maitre. C’est à ce moment qu’il remarqua que l’Assassin n’était plus encapuchonné. Des yeux pourpres, des cheveux gris mi-longs, un peu plus courts que ceux de Death, relevés par un bandeau noir. Un nez court, remontant vers le ciel, de petites lèvres rouge-sang, et des oreilles qui se repliaient en pointe. Death, plongé dans l’observation du visage de son maitre, ne vit pas les yeux de sang se remplir d’incompréhension ni le poing s’abattre délicatement dans son plexus solaire. Pourtant l’immortel n’étant pas très sensible aux coups, il pensait se relever rapidement de ce coup manquant d'animosité. Il resta plusieurs minutes allongé, incapable de se mouvoir. Son maitre, penché au dessus de lui prononça comme il le ferait pour un nouveau né :

« -O-Ri-Ga-Mi
-Origami ?» Répéta Death, pour qui le mot n'évoquait rien.
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MessageSujet: Re: [En cours] Texte: Death, dieu de la mort.   Lun 13 Oct - 20:26

3) Apprentissage

Agé de douze ans à peine, le jeune Death ne comprenait pas encore l'ampleur qu'auraient ces 5 ans sur son futur.
Déjà, à peine une heure après son allégeance, il découvrait le mystère du mana. Shiroï Saru apprit à son élève ce qu'était une âme, le mana et comment le contrôler. Le petit semblait douer, il avait une réserve de mana difficilement épuisable. Ils passèrent alors la nuit à faire des mouvements d'Origami tout en discutant des différents styles de combats et connaissances diverses du maitre.
Lorsque l'aube ébloui les yeux de l'immortel, il vit que son maitre filait à travers une ruelle, il partit à sa suite, suivant sans mot dire son instructeur. Lorsqu'il parvint à sa hauteur, le maitre lui expliqua qu'il devait apprendre à utiliser l'Origami au combat. Il conduit alors son apprenti dans une ruelle bondée de monde, et se mit à bousculer les passants, créant rapidement des problèmes à son élève derrière lui. Le rustre vit enfin la proie rêvée, un soldat, cet être sans ambition qui avait vendu son corps et son âme à une armée pour ne pas avoir à penser. Il s'en approcha et le projeta au sol avant de s'éclipser devant son apprenti. Ce dernier se retrouva vite face à un barbare énervé qui n'avait pour seule envie que d'étriper son vis-à-vis.
Le jeune immortel faisait alors face à son premier adversaire. Seule consigne, soufflée à l'oreille par l'Assassin, utiliser l'Origami.
Mais Death ne connaissait de l'Origami que la théorie, le passage à la pratique semblait pour le moins brutal. Au moins autant que son coach improvisé.
Le soldat, fidèle à son métier, ne laissa pas le temps à sa cervelle léthargique de prononcer une pensée, il frappa Death en pleine face. Ce dernier s'écroula par terre. Mais ce simple coup n'avait pas apaisé la rage du soldat, ce dernier ramassa Death par le col et le ramena à sa hauteur. Death ne mesurant alors qu'un mètre et demi, il ne touchait plus terre.
L'adrénaline dans les veines de l'immortel fit accélérer son cerveau, celui ci lui renvoya les images et sons des leçons de la nuit.
« Concentrer son mana dans le point, frapper. »
Pour Death, ce qu'il devait faire devenait évident, concentrer, frapper.
Il releva son coude gauche, le recula légèrement et redressa son avant-bras. Le soldat était trop occupé à sermonner le brutal passant pour remarquer le geste.
Death se concentra. Il visualisa le mana s'écouler vers son point. Frappa.
Le soldat se demanda comment le jeune effronté pouvait croire que ce point à peine assez puissant pour écraser une mouche le terrasserait. Death avait échoué.
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